La – « Le fait d’être une femme ne doit pas être un obstacle »

Bonjour à tous, 

Cette semaine nous avons rencontré La Viengphila, fondatrice de l’association Soap4Life que nous vous avons présente dans l’article precedent.

Peux-tu te presenter ? 

Je m’appelle La, j’ai 47 ans et j’ai fondé Soap4Life en janvier 2014.

Pourquoi as-tu crée Soap for Life ? 

Au Laos, l‘un des principaux problèmes d’hygiène et de santé reste l’eau qui est très polluée. De juin 2012 à décembre 2013, je travaillais en tant que directrice de production pour Abundant Water, qui fabriquait des filtres à eau à base de produits naturels. Grâce à ces filtres, les villages reculés du Laos pouvaient obtenir plus de 7 000 000 litres d’eau saine par an. C’était un véritable succès. Mais malgré l’assainissement, les villageois restaient tout de même malades car cette eau filtrée était servie dans de la vaisselle qui n’était pas propre. J’ai donc décidé de développer des savons qui permettent un meilleur nettoyage de la vaisselle, basés sur une composition simple et des produits locaux.

As-tu rencontré des difficultés à créer Soap4Life en étant une femme ?

Cela n’a pas toujours été simple mais je suis convaincue que lorsqu’on veut, on peut. Je n’ai jamais lâché mon objectif de vue et ai toujours cru en mon projet. Le fait d’être une femme ne doit pas être un obstacle. 

Entre femmes, nous devons nous soutenir et c’est d’ailleurs pour cela que Soap4Life est aussi une association à destination des femmes. Les femmes laotiennes sont fortes mais elles sont limitées par les decisions de leurs maris. D’une part l’association leur permet de participer à une activité qui les aide à gagner leur vie et à nourrir leurs familles. D’autre part, les ateliers leur permettent de gagner en compétences et en savoirs, qu’elles pourront par la suite elles-mêmes transmettre à leurs enfants, et ainsi de suite.

Mon objectif n’est pas de faire de l’argent avec Soap4Life, mais surtout de transmettre des méthodes, qui peuvent faire reculer, et à terme, faire disparaitre les maladies liées au manque d’hygiene dans les villages. C’est ce que j’appelle l’empowerment : le fait d’avoir mis le doigt sur un problème et d’avoir mis en place des solutions pour les régler par leurs propres moyens.

Comment te sens-tu en tant que femme au Laos ? 

Je me sens bien. Les choses ne sont pas plus faciles aujourd’hui qu’il y a vingt-ans, mais si tu le veux vraiment, tu peux faire de grandes choses en tant que femme au Laos. Je sais que où que j’aille, les gens me considèrent toujours comme l’une des leurs et c’est ce qui reste le plus important pour moi. 


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